Qui sommes-nous ?

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Association Loi 1901, le Centre International de la Mer – Corderie Royale (CIM) œuvre depuis 1985 au cœur du monument pour transmettre sa mémoire, celle de l’arsenal de Rochefort et, plus largement, pour diffuser la culture maritime.

Au cœur d’un patrimoine maritime exceptionnel

Sur ordre de Louis XIV, l’arsenal de Rochefort a été conçu par Colbert pour construire, armer, approvisionner et réparer une flotte de guerre. Mais il n’est pas seulement construit comme un outil de production industrielle, il est édifié comme un symbole du pouvoir du Roi Soleil.

La Corderie Royale, manufacture de cordages, en est le premier ouvrage bâti. Achevée en 1669, cette pièce maîtresse pour l’armement des navires est aussi un chef d’œuvre d’architecture. Témoin de l’âge d’or de ce vaste complexe militaro-industriel, mais aussi de ses traumatismes (désuétude progressive, puis destruction en 1944), la Corderie Royale est classée Monument Historique en 1967.

Peu de temps après, elle est cédée par la Marine à la ville et devient l’enjeu de sa revitalisation. La restauration à l’identique de l’extérieur du bâtiment a lieu de 1976 à 1988. L’intérieur est réhabilité et cloisonné pour accueillir différents organismes: le Conservatoire National du Littoral (à l’étage de la partie sud), la Chambre de Commerce et d’Industrie de Rochefort et de Saintonge (partie nord), la bibliothèque-médiathèque municipale (au centre) et, en 1985, le Centre International de la Mer y trouve sa place pour accueillir les publics au rez-de chaussée de l’aile sud.

Dans le projet contemporain comme dans celui de Colbert en 1666, la Corderie Royale constitue l’élément central et le cœur symbolique d’un ensemble plus vaste: la reconquête de l’Arsenal par la ville passe aussi par la création de jardins paysagés (de 1981 à 1991), la réhabilitation des formes de radoub et la reconstruction de l’Hermione (depuis 1997).

 

Hier manufacture de cordages, aujourd’hui manufacture de projets culturels

Différent du musée traditionnel, puisque sa mission n’est pas de conserver ni de faire vivre une collection, le Centre International de la Mer s’apparente d’abord davantage à un centre d’interprétation, valorisant et transmettant la mémoire des hommes qui ont travaillé dans les ateliers de la corderie et sur l’arsenal.

En 1987, il trouve sa place au sein de l’Association des Centres Culturels de Rencontre dont la charte repose sur trois fondamentaux:

– un monument historique majeur, une réhabilitation, une mise en valeur,

– une capacité d’accueil et de service,

– une activité de production intellectuelle et artistique.

Le Centre International de la Mer illustre pleinement cette vocation de centre culturel de rencontre: il met en valeur et évoque le passé prestigieux du monument, assure une large diffusion de l’idée maritime et élabore une activité de production culturelle.

Son activité passe par la conception et la réalisation d’expositions temporaires qui balaient de nombreux aspects du domaine maritime, l’organisation de colloques, de festivals, d’animations, l’édition ou la co-édition d’ouvrages sur l’aventure humaine de la mer.

La diffusion de l’idée maritime s’appuie aussi sur l’accueil du jeune public et des scolaires, la gestion d’une librairie spécialisée, et sur le développement d’un service d’ingénierie culturelle (conception et réalisation d’expositions pour des structures extérieures).

 

Un acteur touristique majeur

La Corderie Royale figure parmi les grands sites de Charente-Maritime et de la région Poitou-Charentes, sa fréquentation est en moyenne de 140 000 visiteurs par an. Mais le Centre International de la Mer assure également la gestion touristique (accueil des publics, visites guidées, animations, réservation pour les groupes, réalisation des brochures), d’un restaurant, Les longitudes (d’une capacité de 100 couverts), ainsi que de deux points de vente, la Librairie de la Corderie Royale (8000 références) et le Magasin des cordages.

 

Des hommes, des femmes ou des organismes qui partagent la mer comme civilisation

Le Centre International de la Mer fonctionne suivant les modalités classiques d’un organisme associatif. Le conseil d’administration est composé de cinq collèges (29 personnes) regroupant :

–     les représentants de l’Etat : Ministères de la culture, de la défense, de la mer, de l’éducation nationale,

–     les collectivités territoriales : Région Nouvelle-Aquitaine, Conseil Départemental, Ville de Rochefort,

–     les organismes professionnels maritimes : Conservatoire du Littoral, Ifremer, Institut de la Mer, Fédération des industries nautiques, Affaires Maritimes,

–     les organismes locaux : Chambre de Commerce et d’Industrie, Université de La Rochelle, Ligue de Protection des Oiseaux, Comité inter-conchylicole,

–     les personnalités qualifiées dans le secteur maritime.

 

Henri Jobbé-Duval

Henri Jobbé-Duval

Henri Jobbé-Duval, le président du CIM, est un homme de réseaux tant dans le monde de l’art contemporain que dans celui des grands salons professionnels. Il a été élu à la présidence du Centre International de la Mer en janvier 2016, succédant à Erik Orsenna, écrivain, académicien et amoureux de la mer (président de 1991 à 2016) ainsi qu’à Paul Guimard, président fondateur aujourd’hui décédé. Le vice-président est Michel Coutelle ; le secrétaire, Michel Métais, ancien Directeur de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) ; la Trésorière, Odile Sendra, thérapeute, est issue des Glénans (mythique école de voile qu’elle a dirigée) ; le trésorier adjoint est Alain Merckelbagh (ancien directeur de l’OFIMER).

  • Entretien avec Henri Jobbé-Duval

Le Conseil d’Administration nomme un directeur, salarié, responsable du fonctionnement du Centre International de la Mer, et lui accorde toute délégation de pouvoir nécessaire : Emmanuel de Fontainieu, nommé en 1993.

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Rue Jean-Baptiste Audebert – BP 50108

17303 Rochefort Cedex

Tél: +33 (0)5 46 87 01 90

> Commentaires

FORGUES Roger

Posté le 11/04/2014

I

Bonjour

Très beau musée, des choses intéressantes, mais une mauvaise signalétique pour trouver l’accès lorsque l’on se gare sur le fond du parking payant et que l’on revient devant la porte de la CCI en croyant que c’est l’accès du musée.
Même remarque pour la CCI qui occupe aussi le bâtiment.
Avec les bénéfices du parking vous pourriez acheter 2 panneaux pour les touristes

Bonne soirée

Alice Pieuchot

Posté le 15/04/2014

Bonjour Roger,

Tout d’abord, nous vous remercions pour l’intérêt que vous avez porté à notre structure. Ensuite, concernant la signalétique extérieure, ce n’est malheureusement pas l’association du Centre International de la Mer qui s’occupe de ce point mais la ville de Rochefort. Les murs de la Corderie Royale ainsi que les jardins sont des espaces publics. Le parking est également géré par la municipalité.

Nous avons eu plusieurs remarques allant dans ce sens que nous faisons remonter aux services municipaux concernés.

Merci encore pour vos remarques qui nous aide à améliorer la qualité de notre accueil,
Bien cordialement,

Alice
Service Communication

Nicolas Choimet

Posté le 27/04/2014

C

J’ai visité la corderie royale ainsi que le chantier de l’Hermione, et ai été très intéressé et impressionné par la qualité de l’ensemble. Mais en tant que physicien, j’ai été étonné de l’absence de mention du passage à Rochefort de Charles-Augustin de Coulomb, un des plus grands scientifiques français. Passage qui s’est soldé par des résultats scientifiques de première importance.

« Lorsqu’en 1779 l’Académie relance son prix portant sur « le frottement et sur la roideur des cordes », Coulomb sait qu’elle ne se contentera pas d’essais « faits en petit dans un cabinet de physique. » L’Académie « exige que les lois du frottement et l’examen des effets résultant de la roideur des cordages soient déterminés d’après des expériences réelles et faites en grandeur. Elle exige de plus que les expériences soient applicables aux machines usitées dans la marine, telles que la poulie, le cabestan et le plan incliné ».

De quoi s’agit-il ? Les frottements posent de nombreux problèmes dans la vie pratique des ingénieurs. Ainsi lors de la mise à l’eau d’un navire sortant du chantier naval, il n’est pas rare que le lancement se passe mal, ruinant des mois de travail. Parfois le frottement des flancs du bateau en bois contre ses supports, également en bois, crée un tel échauffement qu’un incendie se déclare. D’autres fois le frottement est si important que le galion s’arrête à mi-course.

Comment, par ailleurs, se comportent les cordes de navire sur les poulies ?

Coulomb est bien placé pour mener ce type de recherches. En tant que lieutenant du corps du Génie, il vient d’être affecté à Rochefort où l’on dirige le chantier du fort de l’île d’Aix. Or à Rochefort se trouve une importante Corderie royale où sont fabriquées les cordes pour la marine et le commandant du port met des installations et des ouvriers à la disposition de Coulomb.

Cela va lui permettre de mener « des expériences réelles et faites en (vraie) grandeur ». Pendant des mois, il étudie le comportement des cordes dans les poulies, les grues et les cabestans ; il compare cordes neuves et usagées, sèches ou imbibées d’eau salée ; enfin il fait frotter des plateaux de bois sec ou huilé, de métal et autres substances les uns contre les autres.

Sa « Théorie des machines simples » (disponible en ligne sur Gallica) qui regroupe tous ses résultats expérimentaux lui permet de remporter le prix de l’Académie en 1781. »
(tiré de http://www.ampere.cnrs.fr/parcourspedagogique/zoom/coulomb/frottement/index.php/)

Je pense sincèrement qu’il est indispensable de combler cette lacune : Coulomb est sans aucun doute le locataire le plus illustre de la Corderie Royale ; d’autre part, ses expériences sont à mon avis faciles à présenter concrètement au grand public, et faciles à comprendre aussi.

Je suis prêt à vous y aider. Bien cordialement,

Nicolas Choimet
professeur de physique en classes préparatoires
Lycée Montaigne, Bordeaux

Alice Pieuchot

Posté le 02/05/2014

Merci pour ces détails Nicolas !
Je vais les faire passer à notre équipe afin d’enrichir notre documentation.

Bien cordialement,

Alice

Fanch Quéméneur

Posté le 22/05/2015

p

Bonjour,
j’ai visité la corderie hier et apprécié l’exposé sur la fabrication des cordage pour la Royale…j’ai oublié de poser une question à conférencière.
Pourquoi le chanvre et pas le lin pour la fabrication des cordages compte tenu de leur utilisation similaire connue (-30000 ans).
Je n’ai pas trouvé de référence comparative sur la résistance à la rupture.
Merci d’éclairer ma veille lanterne de Marine.
Cordialement

Susanna Cortezon-Kaiser

Posté le 26/05/2015

Bonjour,
La fabrication des cordages, qui pouvaient atteindre 200m de long, nécessite l’utilisation de plantes à fibres longues ce qui est le cas du chanvre. En effet cette plante permet d’obtenir des fibres allant jusqu’à 2m50 de longueur alors que le lin est une plante à fibres plus courtes. Ceci explique pourquoi l’utilisation du chanvre était privilégiée dans la fabrication des cordages.

Cordialement,
le service communication.

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