4 merveilleux contes sur l’eau pour les enfants

Petits ou grands, tout le monde raffole des contes. On se souvient longtemps des histoires qui ont bercé notre enfance, nous ont fait rêver et aussi voyager sans quitter notre lit. Loin de n’être que de simples histoires, les contes portent parfois en eux des leçons de moralité ou de philosophie. Ils ont aussi cette capacité à trouver des réponses alternatives à celles des scientifiques bien que les vérités scientifiques nourrissent aussi ces histoires imaginaires.

Les mers et les océans par leur origine, leur grandeur et leur mystérieuse ligne de l’horizon, ont toujours intrigué les enfants. Les contes sur l’eau sont souvent de véritables invitations au voyage vers l’inconnu et emplis d’une grande force émotionnelle. En cela ils sont merveilleux.

Vos enfants adorent la mer ? Ils sont fascinés par l’eau et adorent les contes ? Ça tombe bien, aujourd’hui nous allons évoquer 4 beaux contes sur l’eau qui enrichiront votre stock d’histoires au moment du coucher.

La Corderie Royale de Rochefort est le centre historique qui fabriquait les cordages pour les bateaux à voiles de la marine de guerre française.

 

Conte 1 : Urashima Taro

Urashima Taro est un conte traditionnel japonais sur un jeune pêcheur qui va vivre une aventure incroyable en sauvant une petite tortue.

Dans la province de Tango, le jeune garçon survivait avec sa mère grâce à la pêche. Un jour, en revenant d’une pêche infructueuse (trois poissons seulement s’étaient laissés prendre dans ses filets), il sauva une tortue malmenée par les enfants du village. Il acheta la liberté de l’animal avec son maigre butin du jour et le remit à la mer.

Quelques jours plus tard, en pêchant en mer, il rencontra une grosse tortue qui le remercia tout d’abord d’avoir sauvé la petite tortue. En guise de récompense, elle l’invita dans leur royaume sous la mer. Urashima Taro la suivit, découvrit un merveilleux royaume sous-marin et fut accueilli par la princesse des lieux. Celle-ci s’avéra être la tortue que le jeune pêcheur avait sauvée des jours plus tôt. Elle lui offrit un vrai festin pour le remercier. Le garçon s’en délecta, profita des plaisirs du monde sous-marin et oublia son village natal. Trois longues années passèrent quand, pris de nostalgie, il décida de rentrer chez lui voir sa mère. La princesse lui offrit avant son départ une cassette à ouvrir lorsqu’il se sentirait triste. Malheureusement une fois arrivé, tout avait changé et sa demeure n’existait plus. En réalité, trois ans au palais équivalaient à 300 ans sur la terre. Il se mit à la recherche du tombeau de sa mère. Il le retrouva ainsi que le sien. C’est alors qu’il ouvrit la cassette. Il devint tout à coup très vieux et se transforma en grue, animal qui vit mille ans. Il partit alors à la recherche de son amie la tortue, en vain.

Ce conte a souvent des fins différentes : par exemple, certains racontent qu’en ouvrant la boîte, il devient un vieillard qui s’assied au bord de la mer avec sa douleur en attendant la mort. D’autres racontent que la princesse lui aurait demandé de ne pas ouvrir la boîte et qu’Urashima Taro lui aurait désobéi.

C’est le plus vieux conte japonais qui donne lieu à toutes sortes d’interprétations. Par certains aspects, il présente des similitudes avec le mythe grec de la boîte de Pandore.

Conte 2 : Le petit pêcheur et la baleine

Le peuple inuit, appelé aussi « Eskimo ou Esquimau », est issu d’Amérique du Nord. Ce conte est raconté par des hommes du nord. C’est l’histoire d’un jeune pêcheur qui, grâce à un bienfait, devint riche subitement.

Le jeune homme n’avait pas eu beaucoup de chance ce jour-là : il était revenu bredouille de sa pêche. C’est alors qu’il vit un gros rocher sur le rivage, qu’il n’avait jamais remarqué jusque-là. Il s’avança et découvrit que c’était une baleine. Il décida d’aller chercher son harpon et d’accomplir l’exploit que personne n’avait réalisé jusqu’à ce jour : tuer une baleine. Mais quand il revint, la baleine se réveilla, l’implora de ne pas la tuer et lui dit qu’il en serait récompensé par la richesse. Le jeune pêcheur accepta et retourna à son bateau en se demandant s’il n’avait pas fait une erreur. Il se garda bien de le dire aux autres pour éviter les moqueries.

Dès lors, le pêcheur ne revint plus jamais bredouille. Peu importe le temps et l’endroit, il revenait toujours avec un bateau rempli de poissons. Il comprit alors que la baleine avait respecté sa promesse mais il s’abstint de le dire jusqu’à la fin de ses jours.

Ce conte est un peu similaire au premier sur le fond et la forme, mais ils diffèrent sur plusieurs points. L’une des morales du conte est qu’il faut savoir résister à certaines tentations pour saisir sa chance.

Conte 3 : Les trois vagues

Ce conte, d’origine norvégienne, relate l’exploit d’un garçon aux pouvoirs exceptionnels.

En bord de mer vivait un petit garçon, appelé Olaf, avec ses pauvres parents. Le garçon avait malgré tout grandi heureux et aimait le travail. Il avait le pouvoir de tout voir, même l’invisible, et de le devenir lui-même juste en passant la main devant les yeux.

Un jour, son père ne revint pas de la pêche. Olaf consola sa mère en lui disant que son père était naufragé sur une île légendaire. Peu après, le petit Olaf devint marin. Un jour, il décida de rester avec sa mère pour l’aider à cultiver la terre. Mais il aida une dernière fois ses amis marins à charger leurs bateaux sur les quais. Soudain, il entendit des voix criardes dans la nuit. Il s’agissait d’un complot de trois mouettes qui en réalité étaient des sorcières et qui détestaient les matelots. Olaf passa sa main devant les yeux et devint invisible pour écouter les trois mouettes. Le petit garçon comprit que les trois sorcières voulaient couler le bateau et noyer son équipage par trois gigantesques vagues mais qu’il suffirait à chaque fois de jeter un bois de bouleau par-dessus bord pour les sauver.

Le moment de prendre la mer arriva et Olaf demanda au capitaine d’embarquer trois bois de bouleau. Ce dernier fut étonné mais accepta. La première vague les surprit et les matelots crurent voir leur fin. Olaf leur ordonna de jeter un bois de bouleau dans la mer. Tout d’abord étonnés, ils obéirent et aussitôt la mer se calma. Olaf entendit une mouette qui criait « Aie ! Aie ! Aie ! Je vais couler » et le bateau continua son chemin. Ils répétèrent la même chose ainsi de suite jusqu’à la troisième vague.

Puis l’île légendaire apparut au loin, le bateau s’approcha du rivage et Olaf reconnu son père. Ils retournèrent au village saint et sauf.

Il s’agit là d’une belle histoire avec une fin heureuse comme on l’aime.

Conte 4 : Le petit poisson d’or

L’histoire du petit poisson d’or est un beau récit sur la modestie. Il tient son origine de l’Est de l’Europe, plus précisément de Russie.

Ce conte parle d’un vieux pêcheur qui sauva un petit poisson. En échange, il lui proposa d’améliorer son quotidien. Le pêcheur et sa femme vivaient pauvrement au bord de la mer. Un jour, le vieil homme partit pêcher et attrapa dans son filet un poisson aux écailles d’or. Le poisson lui raconta qu’il était un prince ensorcelé et qu’il exaucerait tous ses voeux s’il lui laissait la vie sauve. Le vieil homme le remit en liberté et ce, sans rien demander au poisson d’or. Il revint chez lui bredouille et sa femme entra dans une colère noire en entendant son récit. Elle lui ordonna de retourner demander au poisson un nouveau baquet à lessive puisque le leur était brisé. Son voeu fut exaucé. Sa femme ayant soif de toujours plus de richesses demanda au fur et mesure une maison, un titre de noblesse, etc. mais le vieil homme était toujours gêné de demander au poisson.

Sa femme finit par le mettre à la porte jugeant qu’il était indigne de son nouveau rang de femme de la noblesse. Et comme toute personne avare, elle voulut devenir la reine des mers, demande que son mari alla faire au poisson. Mais ce dernier avait disparu et avec lui toutes les richesses de la vieille femme.

Un beau récit qui raconte la nécessité d’être humble dans la vie. En somme, ces contes ont tous un rapport à la mer et sont dotés de fortes émotions et nous apprennent toujours plus de choses sur la vie.

Alors, lequel de ces contes vous a le plus plu ?